dimanche 31 décembre 2017

"Des abribus pour l'exode", de Marc Tison et Raymond Majchrzak


12 X 15 cms
82 pages
10 € port compris
ISBN 978-2-9561971-0-2

Pour commander le recueil auprès de l'association le Citron Gare, p.maltaverne@orange.fr

Si vous avez Adobe reader, vous pouvez également accéder au bon de commande dans sa version PDF (via le Cloud d'Orange), en cliquant ici.

Et pour faire connaissance avec l'écriture de Marc, rien de plus simple que de lire un de ses poèmes ci-après :

"Les neiges des baronnies

Nous avons oublié les neiges d'avril sur les baronnies.
Et l'envol des milans au zénith.
S'ensuivent des traîtrises d'abandon dans la campagne en novembre.
terreuse, épaisse, lourde aux pieds.
On marche moins bien. alors on se prend à penser à s'asseoir puis à s'allonger. et attendre un signe, un autobus pour la mer, quelque chose qui n'arrivera pas. On le sait pourtant."

Marc Tison est né en 1956 entre les usines et les terrils, dans le nord de la France. Fondamental. A la lisière poreuse de la Belgique. Conscience politique et d’effacement des frontières.
S’est mis à l’écriture de poésie très tôt comme la juste expression des sensations vivaces.
Habite maintenant dans le Tarn où il continue, heureusement troublé, l’exploration des univers à réinventer.

Engagé tôt dans le monde du travail. Il a pratiqué dans un premier temps de multiples jobs : de chauffeur poids-lourd à rédacteur de pages culturelles, en passant par la régie d’exposition (notamment H. Cartier Bresson) et la position du chanteur de rock. Puis il s’est spécialisé dans la gestion et l’accompagnement de projets culturels et d’artistes.
  

Tél : 00-33- (0)617020050

Raymond Majchrzak est né en 1955 à Escaudain (59), pays minier et industriel, à quelques kilomètres de Denain. Il a fait les beaux arts à Valenciennes. Il peint et travaille des images numériques. Il déroule aussi de longues improvisations musicales plus ou moins électroniques pour lui même à longueur de temps. 

Préliminaires sur les éditions

Un petit problème…


L’idée m’est venue de créer les Editions Le Citron Gare (ex Citron noir), qui n’en sont pas vraiment d’ailleurs, à la suite d’un constat crucial, résumé ci-après.

Certains poètes sont beaucoup édités par beaucoup d’éditeurs et pourtant, à lire leurs productions, j’ai souvent du mal à comprendre pourquoi ces œuvres là ont été retenues plutôt que d’autres, à moins qu’il ne s’agisse d’un effet de mode (faudrait que les éditeurs m’expliquent avec franchise le pourquoi du comment et ça c’est pas gagné).

Pire encore, il arrive que la lecture de ces textes choisis n’excite guère mon imagination, ce qui a pour effet de provoquer à plus ou moins long terme un irrépressible bâillement qui peut déboucher sur une crampe de la mâchoire pouvant aller même jusqu’à son décrochage.

Pourquoi ?

C’est difficile à exprimer. Cependant, il y a quelques constantes. Ces poésies sont toujours bien écrites, mais il s’agit en général d’écritures de rigueur budgétaire ou, si vous préférez, de régime sans sel, champêtres (alors que la population de ce pays vit majoritairement en ville), intimistes, voire abstraites et pour finir désincarnées.

Je lis également des recueils de bidouillages sémantiques très virtuoses et/ou très modernes qui peuvent s’avérer aussi inconsistants que les ci-devant recueils lyriques, et dans lesquels le vécu n’est pas davantage au centre du poème, le seul engagement de leurs auteurs étant au mieux d’ordre artistique (plus facile c’est certain de vouloir passer pour un professionnel de l’Euro que de changer le monde, à commencer par le sien).

Si, si, ça existe. la majorité des poèmes est comme ça. Sans doute, les symptômes de cette maladie mortelle que les adultes nomment maturité.

Bien sûr, il reste des exceptions, sauf qu’elles ne sont pas assez courantes à mon goût.

Par ailleurs, d’autres poètes, trop nombreux, que j’ai eu l’occasion de publier dans Traction-brabant et que publient aussi des revues tierces, ne sont pas édités, malgré des démarches entreprises, et finissent par être découragés, alors que parfois, leurs textes, qui sont tout aussi bien écrits que les précédents évoqués, me paraissent en revanche beaucoup plus forts.

Pourquoi ?

Ces poèmes racontent des histoires, parlent d’êtres humains, collent de plus près à la réalité de l’action ou de vies intérieures débridées, ils ne refusent pas la révolte, n’excluent pas l’humour, ce propre de l’homme, ou la dérision, et si le besoin s’en fait sentir, accueillent l’exubérance des images chère aux surréalistes.

Cela n’empêche… l’inégal partage des chances qui découle de la situation ci-dessus décrite, synonyme pour moi d’injustice, me pose problème, et surtout me semble injustifié, à moins que vous pensiez que mes goûts de lecteur relèvent de la perversion, ce qui ne serait pas sympathique pour les auteurs sélectionnés !


Une petite solution…


Voilà pourquoi je vais essayer de sortir de l’ombre totale ces perles rares, même si c’est à 100 exemplaires, avec peut-être la perspective derrière, voire le rêve ou l’illusion, de devenir un passeur pour des éditeurs plus professionnels que moi.

Dans le cas contraire, ces faux poètes en herbe auront été au moins une fois édités dans leur vie, si ce n’est avec professionnalisme, du moins avec passion.

Par conséquent, y a plus qu’à, sachant que cette activité, qui s’ajoute à plusieurs autres, peut s’arrêter du jour au lendemain.

Alors, un point essentiel : je dispose déjà d’une longue liste d’auteurs à publier, étant devenu, malgré moi, un chasseur de textes depuis que j’anime « Traction-brabant » (depuis 2004) : cette liste est dans ma tête et je ne vous la communiquerai pas.
Ainsi, je n'édite que les auteurs que je contacte...

Mon boulot consiste donc à barrer des noms une fois que l’édition est terminée, mais sachez le, au rythme de deux publications par an et pas davantage, on n’est pas rendus !

Tant pis, bien que l’escargot soit par nature très lent, il glisse. Et j’aime à espérer qu’il n’oubliera jamais ses alliés, les emportant sous sa coquille.

Pour finir et à toutes fins inutiles après ces explications, voici quelques règles simples mais efficaces :

1) les auteurs qui m’envoient spontanément des fichiers textes de 1 à un nombre infini de pages par mail ou par la poste pour édition, direction la corbeille en 10 secondes ;

2) les auteurs qui m’envoient spontanément des fichiers textes de 1 à un nombre infini de pages par mail ou par la poste pour savoir si c’est bien écrit (avant d’aller voir ailleurs où ça gagne plus), direction la corbeille en 5 secondes ;

3) plus généralement et cela va sans dire, mais sait-on jamais, les auteurs qui ne font pas l’effort de lire un recueil du Citron Gare (idem pour Traction-brabant) et d’en défendre l’esprit, montrant un intérêt exclusivement personnel à vouloir être édités : direction la corbeille en 2 secondes ;

4) pas deux fois le même auteur publié ici; 

5) possibilité d’éditer des recueils écrits à deux mains : la vôtre et la mienne (vous êtes bien embêtés là hein !) ;

6) possibilité de placer les œuvres d’un illustrateur;

7) seul chemin praticable : http://www.traction-brabant.blogspot.com/, c’est à dire par la revue poézine Traction-brabant de l'association Le Citron Gare, en m'adressant un message me prouvant que vous êtes un être humain (sinon, poubelle  : je ne suis pas votre clébard, bien sûr !), comme vous le faites malgré tout le plus souvent depuis plusieurs années, message accompagné d'un nombre maximum de 10 pages de poèmes en format A4, possible ticket pour Traction-brabant, sans aucune promesse pour un au-delà de la complicité, sauf que rien n’est impossible, à partir du moment où vous ne me demandez rien :

c’est ce que l’avenir nous dira.

 


En guise de post-scriptum, quelques recommandations aux auteurs intéressés par une publication:


C’est pas compliqué. Ne dérangez pas plus d’une fois les éditeurs qui ne répondent pas à vos envois, publient tout le temps les mêmes personnes (surtout pas vous), et donc vous prennent pour des billes. Laissez les tourner dans leur coin coin. Puis créez vos propres revues, éditions, avec l’aide d’Internet.

Lancez-vous donc ! Autoéditez-vous mais pas uniquement. Montrez-vous capables de vous intéresser à d’autres écritures que la vôtre, faites votre marché : il en restera toujours quelque chose.

Et n’essayez pas de vivre que de la poésie. Elle mérite beaucoup mieux que ça.


Patrice Maltaverne

Un site musical consacré à "Seul le bleu reste"

En suivant le lien ci-après, vous ferez connaissance avec un site consacré à "Seul le bleu reste", de Samaël Steiner et Judith Bordas, publié à nos éditions.

Comme précisé, "quelques musiciennes et musiciens y construisent ici un écho, en partant des textes du recueil."

Y a donc plus qu'à les écouter. Pour y aller ici, c'est ici.

"Vingt-sept degrés d'amour", de Chloé Landriot et Joëlle Pardanaud


12 X 15 cms
87 pages
10 € port compris
ISBN 978-2-954831-9-4

Pour commander le recueil auprès de l'association le Citron Gare, contact : p.maltaverne@orange.fr

Si vous avez Adobe reader, vous pouvez également accéder au bon de commande dans sa version PDF (via le Cloud d'Orange), en cliquant ici.

Et pour faire connaissance avec l'écriture de Chloé, voici un de ses poèmes :

"Route

Quand tu restes toi-même
Quand tu ouvres les yeux
Quand tu empêches
Le lourd débit des jours de rouler ton amour
Dans la boue
Quand tu tiens à distance
Les attrape-grimaces et les soucis-poussières
Quand tu secoues
Le paletot du jour pour décoller hier
Et pour lancer demain au travers de la nuit
Tu es mon compagnon.

Tu ouvres
Les fenêtres du rêve
Les fleuves voyageurs
Mille chemins de sable
Et nous irons ainsi
Mystérieux et unis
Accomplir notre route au versant des étoiles."


Chloé Landriot est née en 1980 à Saint-Etienne. Auteure d’une thèse sur l’art épistolaire royal au XVIe siècle, elle a décidé de délaisser les bibliothèques feutrées pour la « vraie vie » d’un collège de la banlieue lyonnaise, où elle enseigne depuis sept ans. Mère de deux enfants, elle essaie de vivre de plus en plus les yeux ouverts et de mener (à sa modeste mesure) des combats qui ne font pas de perdants. C’est pourquoi elle pratique l’aïkido, ne va plus au supermarché, et sensibilise ses élèves à la question de l’égalité entre les femmes et les hommes. C’est aussi pour cela qu’elle écrit. Elle s’est mise à dessiner sans prétention un jour où il n’y avait plus de mots.

Quelques-uns de ses poèmes ont été publiés récemment dans les revues Décharge, Verso, Traction-Brabant et Cabaret. Vient de sortir dans la collection Polder de Gros Texte son premier recueil, Un récit, en mai 2017. Ses dessins paraissent dans Traction-Brabant.

Elle intervient aussi à la Maison pour Tous à Lyon où elle anime une « pause poésie » mensuelle.

Joëlle Pardanaud est née en 1956 à Saint-Etienne et elle est la mère de Chloé. Elle vit en Charente. Elle a renoué depuis quelques temps avec le dessin, qu’elle pratiquait dans sa jeunesse : « C'est grâce à mon petit-fils Guilhem que je me suis remise à dessiner, explique-t-elle, pour lui dire combien il me manquait. Alors, j'ai su que le dessin me permettrait de combler mon désir d'être près de mes enfants et petits-enfants grâce au papier, aux crayons et aux tubes de peinture ». Elle a accepté de contribuer à illustrer « Vingt-sept degrés d’amour » : une collaboration mère-fille qui prend tout son sens dans ce recueil.

"L'adieu au Loing", de Xavier Frandon et MAAP


12 X 15 cms
95 pages
10 € port compris
ISBN 978-2-9543831-8-7

Pour commander le recueil auprès de l'association le Citron Gare, contact : p.maltaverne@orange.fr

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Et pour faire connaissance avec l'écriture de Xavier, voici dès à présent l'un de ses sonnets :

"Que les gens sont admirables pour ce qu'ils font
parce qu'ils sont bruissement châtré, fruit
continu qui s'affole et qui n'a rien de commun
avec des oraisons nouvelles, rien à envier.

Deux gammes symétriques, opposées par un miroir
deux ensembles chacun de leurs propres couleurs,
la multiplication des possibilités
grâce à un ordinateur. J'aime quand ils sont

différenciés par réflexion, par bonhomie
mais surtout grâce à leur faculté de rire
de s'amuser, même dignes, mêmes humbles.

Seulement, il faut être admissible, assimilable
si vous préférez. Il existe un cercle supportable,
une appréciation, une nuance dans la déraison."


Xavier Frandon est né en 1979 en Isère. Après des études en Histoire, il intègre le Ministère de la Justice où il fonctionne toujours aujourd'hui, à Paris. Ses poèmes participent à de nombreuses revues avant de rejoindre des actions plus directes. Ainsi, depuis 2015 il est à l'initiative d'un projet dont la vocation – le rêve? - est de replacer la poésie dans l'espace public par des gestes directs. PAQCAD (La poésie a quelque chose à dire) accueille une quarantaine d'auteurs. A la fin de la même année il regroupe un mini collectif d'auteurs dans une alliance, La Girafe à Pistons, avec comme objectif de passer coûte que coûte la poésie, quitte à se compromettre dans l'auto-publication, mais contrôlée, relue, corrigée, validée. A Montreuil, où il habite désormais, il a fait la connaissance de Magali Alves avec qui plusieurs projets ont pris forme...jusqu'au présent recueil que nous publions.

Publications en revues : Le Moulin de Poésie, Le Capital des mots, Paysages écrits, L'Autobus, Libelle, Gelée rouge, 392, La Traction Brabant, Le Florilège Soc et Foc, Microbe, Comme en poésie, La Passe, Arrêt sur Poèmes, Short Editions, Les hésitations d'une mouche, Les tas de mot, Le bon temps de la vie, FEPEMO, Traversées, La Feuillue, Le Manoir des poètes, Décharge).

Publications également dans quatre anthologies aux éditions Corps Puce, mais aussi dans une plaquette de poèmes "Goutte d'eau" de la revue l'Autobus et sous la forme de cartes avec gravures de Jehan Aucompte, diffusées lors d'un festival à Montreuil en 2015. 

Participation aux lectures des Mercredis de la Plume (Paris), aux Nocturnes Littéraires (Paris), aux Ricochets poétiques (Paris) au Café poésie de Fontenay sous Bois, ainsi qu'au collectif de l'Université écologique des arts à Montreuil).
A l'initiative de deux projets collectifs pour la diffusion de la poésie dans l'espace : "Paqcad : la poésie a quelque chose à dire" (qui rassemble aujourd'hui 41 poètes), et "La girafe à pistons Diffusion" (un collectif pour l'instant réduit de cinq doux engagés), dont voici le site: http://lagirafapistons.wixsite.com/la-girafe



***

Artiste autodidacte en région parisienne (Montreuil sous Bois), Magali Alves - Poirier, alias MAAP, travaille sur l'espace et le genre, comme éléments fondateurs de son aventure artistique démarrée trois années plus tôt.

Carte géographique locale

MAAP perçoit son travail comme une carte géographique en s'inscrivant volontairement dans un premier temps dans un territoire très local - quelques rues avoisinantes dans son quartier.

Interaction avec un territoire local

MAAP s'intéresse particulièrement aux réactions de la population concernée (messages laissés sur des murs, contacts par les réseaux sociaux, interpellation dans la rue, demande de projets communs, etc...), en créant des "spot" de dessins à certains endroits spécifiques.

MAAP s'intéresse également à un questionnement récurrent des voisin(e)s : ai-je le droit de prendre les dessins ? Faut-il le prendre ou le laisser ? In fine, doit-il faire partie d'un espace partagé ou puis-je le garder pour mon propre environnement privé ? Et prolonge ainsi la réflexion sur notre appartenance à un territoire commun et à ce que nous pouvons y partager mutuellement.

Utilisation d'espaces variés aux formats multiples

Utilise de façon maximale des supports variables trouvés dans ce même territoire : tous types de carton, rouleaux de papier, adhésif, supports publicitaires etc...Depuis peu, fabrication de pochoirs à base de mousse végétale.

Les princes et les princesses

MAAP dessine des personnages (enfantins ou adultes) représentant souvent "des princes et des princesses" dont on ne sait pas toujours qui est prince ou princesse.

"Seul le bleu reste", de Samaël Steiner et Judith Bordas


12 X 15 cms
88 pages
10 € port compris
ISBN 978-2-9543831-7-0

Pour commander le recueil auprès de l'association Le Citron Gare, contact : p.maltaverne@orange.fr

Si vous avez Adobe reader, vous pouvez également accéder au bon de commande dans sa version PDF (via le Cloud d'Orange), en cliquant ici.

Et pour faire connaissance avec l'écriture de Samaël, voici l'un de ses poèmes, pour la route !

"Nous essayerons de ne pas rester jeunes,
une fois pour toutes,
mais de vieillir au fil du temps
de ne pas garder, comme un dû,
nos mains blanches inconscientes
nos blanches inconsciences
mais d'entrer dans la matière
avec des mains désireuses de saisir
et d'apostropher.

Nous tâcherons de ne pas garder la peau intacte
et les yeux perçants
mais une peau creusée
comme une mémoire transparente
affichée sur nos toits, au-dessus de nos têtes."

Samaël Steiner (Valence, Drôme) partage son temps entre deux métiers, celui d'éclairagiste de théâtre et celui d'auteur. Loin d'être antagonistes, ces deux pratiques se nourrissent, l'une l'autre. Avancent ensemble.

Il participe à plusieurs projets poétiques et théâtraux avec pour préoccupations centrales, le lyrisme (un lyrisme qui entretienne avec le présent une relation concrète, qui ne soit jamais une fuite. Qui tienne compte de l'Histoire) et l'écriture collective. Les lunes sortent de l'eau, avec la cie l'octobre théâtral, en est un bon exemple.

Ses précédents recueils ont été publiés dans de nombreuses revues, en France et à l'étranger. Vie imaginaire de Maria Moline de Fuente Vaqueros, récit poétique, est paru aux éditions de l'Aigrette en mars dernier. Seul le bleu reste est son deuxième livre.

Judith Bordas est plasticienne ainsi qu'auteure pour le théâtre et la radio.

Auteure d'images imprimées (linogravures, eaux-fortes, monotypes) auteure de partitions pour corps et voix sur une scène ou à la radio, son travail de plasticienne est multiple.

"Dévore l'attente", de Laurent Bouisset et Anabel Serna Montoya


12 X 15 cms
86 pages
10 € port compris
ISBN 978-9543831-6-3

Pour commander le recueil auprès de l'association Le Citron Gare, contact : p.maltaverne@orange.fr

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Et pour faire connaissance avec l'écriture de Laurent, voici un de ses poèmes, en guise d'apéritif (moment idéal pour goûter aussi à la poésie):

"L’œuf intact

Adolescents
Nous étions jetés par l'été
Comme électrons

Nous étions appelés
A présumer de nos puissances

Et contenant le monde en face
Dans les rets d'un regard moqueur

Nous sentions prêts à
Piétiner la pauvre vie
Comme un seul œuf

Accroupis face à l’œuf intact
A l'âge mûr

Nous rêvons sidérés l'éclat
D'un hiver lent

Marseille, juin 2014"

2004-2015, onze ans d'écriture, dix villes... ce premier recueil de Laurent Bouisset aime foutre le camp ! Chercheur d'or, pas vraiment... chercheur de doutes surtout ! Les vers au port rêvent de tempête. Les pages au fond de la jungle se déchirent. Au Mexique, nous voilà ! En Guyane, au Guatemala ou en Bosnie ! Le lecteur se retrouve en short, à faire la passe aux tigres, sur un playground bouillonnant de banlieue. Dévore l'attente... Dévore-la vite, avant qu'elle se régale de toi ! Dévore-la foutrement comme un jaguar ou même... une poule ! Mais d'ailleurs, oui, c'est vrai... l'attente de quoi ? Les réponse hasardées sont pas d'accord... et c'est très bien ! Au fil des rues, des peaux, des visages rencontrés... un funk brut ! Un Coltrane tournoyant oppose à l'ennui des images ! Folie de signes et sons jetés très vifs. Semis de douceur et coups de pied. Le livre entier s'unit pour le rappeler – le hurler même ! voire le rapper ! – à quel point le cancer le pire a pour nom : la torpeur.

Né à Lyon en 1981, Laurent Bouisset est actuellement professeur de français dans les quartiers-nord de Marseille. Avant cela, il a beaucoup joué au basket (surtout comme meneur, mais parfois comme ailier) et fait partie de groupes de rock expérimental (en tant que guitariste-chanteur) à la fin des années quatre-vingt-dix, dont Kaliavev et La Lancha. Il a également étudié l’œuvre d'Antoine Volodine à l'université – tout en rêvant de foutre le camp de ladite université – et parcouru d'assez nombreux pays (lointains) en écrivant. Plusieurs de ses textes et poèmes sont parus dans les revues papier et en ligne suivantes : Sanguine (n°1), Chaoid (n°10), Sic (n°6/8/16), Pyro (n°24), Le Capital des mots, Poésiemuziketc., Poème sale, Impératif présent, Recours au poème, Vermifuge (n°8), Le Cornélisme international (fanzine bilingue franco-péruvien), Fureur et mystère (n°5), Incertain regard (n°10), Verso (n°149/152/155/162), Traction-brabant (n°53/55/57/60/62), Décharge (n°163 et à venir : 168), Délit de poésie, Nouveaux délits (n°52). Co-fondateur, en compagnie du peintre guatémaltèque Erick González, du blog de création collective Fuego del fuego (www.fuegodelfuego.blogspot.com), où sont publiées ses réécritures et traductions de poètes latino-américains, il lit régulièrement ses textes sur les ondes de Radio Galère, à Marseille (dans l'émission DATAPLEX, RESISTANCES MUSICALES), et travaille à leur mise en musique (et en voix) en compagnie du musicien-photographe Fabien de Chavanes (https://soundcloud.com/ecriture-pentue/). « Enfin nu le silence », son deuxième « long » poème (après « Java » dans Chaoid n°10) est paru dans l'anthologie Triages 2014 des éditions Tarabuste, en juin 2014.


Anabel Serna Montoya est née à Aguascalientes au Mexique en 1974. Elle ne saurait choisir entre la photographie et la peinture, se méfie des définitions comme des paniers à crabes et préfère laisser aller son inspiration là où l'appellent l'émotion et l'instant. S'il devait y avoir un fil conducteur entre tous ses travaux (allant de la photographie argentique au numérique, en passant par le sténopé ou la gravure, sans parler de la couture qu'elle utilise à même la toile, de la peinture à l'huile traditionnelle qu'elle aime autant que l'encre de Chine sur papier glacé, etc.), ce serait celui de l'être vivant saisi à vif, dans sa fragilité et sa puissance, où qu'il lui soit donné d'errer : dans la pénombre d'un HP ou d'une prison, l'obscurité d'une rue bondée l'ignorant, les ruines amères d'un site maya, bien pire encore : entre les serres d'un passé impossible à calmer et griffant. Plusieurs prix lui ont été décernés pour ses œuvres au Mexique, où elle a été invitée à présenter ses œuvres dans plusieurs musées d'art contemporain. En Europe, elle a successivement exposé à Madrid, à Barcelone, à Marseille également. Le lien entre ses œuvres et les poèmes de Dévorer l'attente s'est tissé sans traduire ou recourir à des explications savantes ; il est vrai que ces deux artistes se connaissent tant, s'influencent si intensément depuis plusieurs années, que le besoin de recourir aux mots s'espace entre eux, au profit des magies de l'intuition.