vendredi 31 juillet 2020

"Dans les agates", de Michel Talon

 


12 X 15 cms
92 pages
10 € port compris
ISBN 978-2-9561971-4-0

Pour commander le recueil auprès de l'association le Citron Gare, p.maltaverne@orange.fr

Si vous avez Adobe reader, vous pouvez également accéder au bon de commande dans sa version PDF (via le Cloud d'Orange), en cliquant ici.

Voici un poème extrait du recueil qui vous permettra de retomber "Dans les agates" :


"CES VISAGES

Ces visages qui montent
en ligne,
sont le feu,
Le pain blanc
des jeunes soleils.

Les attendre au tournant,
leur dire
les mots des étoiles,
la beauté de l'allée
du château.

Défilent les mannequins,
La clarté du jour
en fait des fleurs.
Au premier détour
que croisent les regards
qui s'invitent au parfum d'or
au passage de la pluie."


Michel Talon est né en 1949.
Lectures à la Maison de la Poésie en 1991 et saison 95/96 à Paris.
Publications en revues : Froissart, Laudes, jalons, Le Cerf-Volant, Vents et Marées, Poésie I, Diérèse, Multiples, Le Cri d'Os, Traction-brabant, Poésie sur Seine.
Intervenant culturel en milieu scolaire (DRAC).
Recueils de poèmes :
La nuit verte (1977) Maison Rhodanienne de Poésie ed.
Désir sans mémoire (1985) Guy Chambelland ed. Prix Charles Vildrac de la SGDL
Haute voie (1989) Guy Chambelland ed.
Saisons (1994) Manuscrit. Prix du Jury Amélie Murat
Le Guetteur (1997) La Bartavelle ed.
Par défaut (2005) La Bartavelle ed.
Fièvres du mystère (2009) Abatos ed.
Émotions (2018) Grinta ed - traduit en roumain par Marcela Hadarig.

"la poésie, c'est le refuge le plus sûr"

On ne parle pas d'un poème. Un poème cela se respire, se boit, se mange. C'est un arbre vivant sculpté par la main de l'homme, la fête de la rose et du blé parfois, même celle des larmes.

                                                                                                     Claude de Burine

Quatrième de couverture du Guetteur.

Préliminaires sur les éditions

Un petit problème…


L’idée m’est venue de créer les Editions Le Citron Gare (ex Citron noir), qui n’en sont pas vraiment d’ailleurs, à la suite d’un constat crucial, résumé ci-après.

Certains poètes sont beaucoup édités par beaucoup d’éditeurs et pourtant, à lire leurs productions, j’ai souvent du mal à comprendre pourquoi ces œuvres là ont été retenues plutôt que d’autres, à moins qu’il ne s’agisse d’un effet de mode (faudrait que les éditeurs m’expliquent avec franchise le pourquoi du comment et ça c’est pas gagné).

Pire encore, il arrive que la lecture de ces textes choisis n’excite guère mon imagination, ce qui a pour effet de provoquer à plus ou moins long terme un irrépressible bâillement qui peut déboucher sur une crampe de la mâchoire pouvant aller même jusqu’à son décrochage.

Pourquoi ?

C’est difficile à exprimer. Cependant, il y a quelques constantes. Ces poésies sont toujours bien écrites, mais il s’agit en général d’écritures de rigueur budgétaire ou, si vous préférez, de régime sans sel, champêtres (alors que la population de ce pays vit majoritairement en ville), intimistes, voire abstraites et pour finir désincarnées.

Je lis également des recueils de bidouillages sémantiques très virtuoses et/ou très modernes qui peuvent s’avérer aussi inconsistants que les ci-devant recueils lyriques, et dans lesquels le vécu n’est pas davantage au centre du poème, le seul engagement de leurs auteurs étant au mieux d’ordre artistique (plus facile c’est certain de vouloir passer pour un professionnel de l’Euro que de changer le monde, à commencer par le sien).

Si, si, ça existe. la majorité des poèmes est comme ça. Sans doute, les symptômes de cette maladie mortelle que les adultes nomment maturité.

Bien sûr, il reste des exceptions, sauf qu’elles ne sont pas assez courantes à mon goût.

Par ailleurs, d’autres poètes, trop nombreux, que j’ai eu l’occasion de publier dans Traction-brabant et que publient aussi des revues tierces, ne sont pas édités, malgré des démarches entreprises, et finissent par être découragés, alors que parfois, leurs textes, qui sont tout aussi bien écrits que les précédents évoqués, me paraissent en revanche beaucoup plus forts.

Pourquoi ?

Ces poèmes racontent des histoires, parlent d’êtres humains, collent de plus près à la réalité de l’action ou de vies intérieures débridées, ils ne refusent pas la révolte, n’excluent pas l’humour, ce propre de l’homme, ou la dérision, et si le besoin s’en fait sentir, accueillent l’exubérance des images chère aux surréalistes.

Cela n’empêche… l’inégal partage des chances qui découle de la situation ci-dessus décrite, synonyme pour moi d’injustice, me pose problème, et surtout me semble injustifié, à moins que vous pensiez que mes goûts de lecteur relèvent de la perversion, ce qui ne serait pas sympathique pour les auteurs sélectionnés !


Une petite solution…


Voilà pourquoi je vais essayer de sortir de l’ombre totale ces perles rares, même si c’est à 100 exemplaires, avec peut-être la perspective derrière, voire le rêve ou l’illusion, de devenir un passeur pour des éditeurs plus professionnels que moi.

Dans le cas contraire, ces faux poètes en herbe auront été au moins une fois édités dans leur vie, si ce n’est avec professionnalisme, du moins avec passion.

Par conséquent, y a plus qu’à, sachant que cette activité, qui s’ajoute à plusieurs autres, peut s’arrêter du jour au lendemain.

Alors, un point essentiel : je dispose déjà d’une longue liste d’auteurs à publier, étant devenu, malgré moi, un chasseur de textes depuis que j’anime « Traction-brabant » (depuis 2004) : cette liste est dans ma tête et je ne vous la communiquerai pas.
Ainsi, je n'édite que les auteurs que je contacte...

Mon boulot consiste donc à barrer des noms une fois que l’édition est terminée, mais sachez le, au rythme de deux publications par an et pas davantage, on n’est pas rendus !

Tant pis, bien que l’escargot soit par nature très lent, il glisse. Et j’aime à espérer qu’il n’oubliera jamais ses alliés, les emportant sous sa coquille.

Pour finir et à toutes fins inutiles après ces explications, voici quelques règles simples mais efficaces :

1) les auteurs qui m’envoient spontanément des fichiers textes de 1 à un nombre infini de pages par mail ou par la poste pour édition, direction la corbeille en 10 secondes (lancez -vous plutôt dans de la politique que dans la poésie : voilà qui rapportera plus à votre ego) ;

2) les auteurs qui m’envoient spontanément des fichiers textes de 1 à un nombre infini de pages par mail ou par la poste pour savoir si c’est bien écrit (avant d’aller voir ailleurs où ça gagne plus), direction la corbeille en 5 secondes ;

3) plus généralement et cela va sans dire, mais sait-on jamais, les auteurs qui ne font pas l’effort de lire un recueil du Citron Gare (idem pour Traction-brabant) et d’en défendre l’esprit, montrant un intérêt exclusivement personnel à vouloir être édités : direction la corbeille en 2 secondes ;

4) pas deux fois le même auteur publié ici; 

5) possibilité d’éditer des recueils écrits à deux mains : la vôtre et la mienne (vous êtes bien embêtés là hein !) ;

6) possibilité de placer les œuvres d’un illustrateur;

7) seul chemin praticable : http://www.traction-brabant.blogspot.com/, c’est à dire par la revue poézine Traction-brabant de l'association Le Citron Gare, en m'adressant un message me prouvant que vous êtes un être humain (sinon, poubelle  : je ne suis pas votre clébard, bien sûr !), comme vous le faites malgré tout le plus souvent depuis plusieurs années, message accompagné d'un nombre maximum de 10 pages de poèmes en format A4, possible ticket pour Traction-brabant, sans aucune promesse pour un au-delà de la complicité, sauf que rien n’est impossible, à partir du moment où vous ne me demandez rien :

c’est ce que l’avenir nous dira.

 


En guise de post-scriptum, quelques recommandations aux auteurs intéressés par une publication:


C’est pas compliqué. Ne dérangez pas plus d’une fois les éditeurs qui ne répondent pas à vos envois, publient tout le temps les mêmes personnes (surtout pas vous), et donc vous prennent pour des billes. Laissez les tourner dans leur coin coin. Puis créez vos propres revues, éditions, avec l’aide d’Internet.

Lancez-vous donc ! Autoéditez-vous mais pas uniquement. Montrez-vous capables de vous intéresser à d’autres écritures que la vôtre, faites votre marché : il en restera toujours quelque chose.

Et n’essayez pas de vivre que de la poésie. Elle mérite beaucoup mieux que ça.


Patrice Maltaverne

mardi 31 décembre 2019

"J'entends des voix", de Julien Boutreux et Dominique Spiessert


12 X 15 cms
89 pages
10 € port compris
ISBN 978-2-9561971-3-3

Pour commander le recueil auprès de l'association le Citron Gare, p.maltaverne@orange.fr

Si vous avez Adobe reader, vous pouvez également accéder au bon de commande dans sa version PDF (via le Cloud d'Orange), en cliquant ici.

Voici déjà un poème pour entendre des voix :

"J’ai un métier plus ou moins cool
je me perds dans les rues
je ne le fais pas exprès
même dans la ville où je vis depuis des années
je me perds
même dans les rues familières
j’ai besoin d’un plan
je le consulte
et je me perds
je suis allé cent fois à tel endroit
et pour y retourner
je me perds
et pour en revenir
je me perds
c’est une seconde nature chez moi
l’errance
la terre inconnue en terrain connu
voir l’étranger dans le familier
ne jamais rien reconnaître
vivre dans un labyrinthe
une énigme
un grand mystère"

Julien Boutreux est né en 1976 (dragon de feu). Publications : Prix du jeune écrivain 2000 (anthologie de nouvelles au Mercure de France, oui monsieur dame) / tout plein de choses parues dans tout plein de revues (ou presque) depuis 2014 et le réveil de la bête / L’oiseau de pierre (La Porte, 2016) / Le rasoir d’Ockham appliqué au poète (Polder, 2019) / Cinquante vues du Serpentaire (Z4, 2019) / Anagrammes (Lunatique, 2020). S’abandonne à son penchant macabre pour les couvertures sombres en animant à ses heures perdues Chats de Mars, livret noir de poésie sporadique (ou l’inverse) : http://chatsdemars.simplesite.com/

Dominique Spiessert, né en 1952 à Angers est peintre-affichiste-muraliste. Vit et travaille à Tours. Études aux Beaux-Arts de Tours. Nombreuses expositions en France et à l'étranger (Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille, Tokyo, Kyoto, Yokohama, Parme...). Peintures murales (Tours, Blois, La Rochelle, Parsi, Parme, Nantes, Rennes, Mons). Affichiste pour des événements culturels. Conception / réalisation de tapis d'artistes à Paris et Tokyo. Décors de théâtre et de concerts. Nombreuses illustrations pour l'édition. Son blog : http://spiessertblog.blogspot.com et sa page Facebook : www.facebook.com/dominique.spiessert

"En direction de l'ouest", de Murièle Camac et Michael McCarthy


12 X 15 cms
75 pages
10 € port compris
ISBN 978-2-9561971-2-6

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Histoire de faire connaissance avec l'ambiance de ce livre, en voici l'un des poèmes, comme une invitation :

"Mon ermitage se trouve loin de la capitale,
en direction de l'ouest,
Le vent y souffle dans les arbres.
Les ronciers y sont aussi des mûriers.
On y produit du temps.
Je vous invite à venir y boire avec moi, à petites gorgées, le thé de la disparition."


Murièle Camac a publié en 2016 Regarder vivre (éditions N&B), qui a obtenu le prix Poésie française 2017 de la revue Nunc et a été sélectionné pour le prix Révélation de Poésie 2017 de la SGDL. Autres recueils publiés : Vitres ouvertes (Gros Textes/Décharge, collection Polder, 2012) ; La Mer devrait suffire (Henry, 2014). Son blog : http://murielecamac.blogspot.com/

Michael Mc Carthy, photographe américain, a obtenu un Master de photographie à Tyler School Of Art à Philadelphie. Il enseigne la photographie depuis vingt ans, et a exposé dans divers galeries et musées aux États-Unis, en France, en Italie et en Grèce. Son travail est représenté par la Galerie Duboys à Paris. Son site : http://michael-mccarthy.com/


"De la main à la chute", de Marine Gross

12 X 15 cms
91 pages
10 € port compris
ISBN 978-2-9561971-1-9

Pour commander le recueil auprès de l'association le Citron Gare, p.maltaverne@orange.fr

Si vous avez Adobe reader, vous pouvez également accéder au bon de commande dans sa version PDF (via le Cloud d'Orange), en cliquant ici.

Histoire de faire connaissance avec l'ambiance de ce livre, en voici l'un des poèmes :

"Excuse-moi pour la carcasse que je n'ai pas eu le temps de ranger
La panoplie rutilante toujours sur le cintre dans l'armoire
La procession que je n'ai pas réussi à arrêter
L'épaulard que nous n'avons pas pu remettre à l'eau
Et dont la peau s'est fissurée au soleil
Pour l'heure
Cinglante
Puissions-nous t'accompagner dans cet étrange dédale"

Marine Gross est née en 1971.
Elle dit que pour elle, écrire, c'est " ...descendre dans l'intraduisible, en éprouver la secousse sans jamais l'amortir ..." (Roland Barthes " L'empire des signes").
Que la poésie est un geste désarmé. De ceux qui ne cherchent pas à saisir, renoncent à revenir, s'effacent pour laisser place.
Souvent à la lisière, elle s'assoit, pour guetter le passage. Celui qui réunit la clarté de la nuit à l'opacité du jour.

Plusieurs de ses poèmes sont parus dans les revues papier et en ligne suivantes ; Traversées, Traction-Brabant, Festival Permanent des Mots, Verso, Revu, Friches, Recours au poème, Paysages Écrits, Nouveaux Délits, Poésie/Première, Méninge, Poésie sur Seine, Le capital des mots, Cabaret, Microbe, Comme en poésie, Libelle.

" De la main à la chute " est son premier recueil. Contact : marine.gross@club-internet.fr

"Des abribus pour l'exode", de Marc Tison et Raymond Majchrzak


12 X 15 cms
82 pages
10 € port compris
ISBN 978-2-9561971-0-2

Pour commander le recueil auprès de l'association le Citron Gare, p.maltaverne@orange.fr

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Et pour faire connaissance avec l'écriture de Marc, rien de plus simple que de lire un de ses poèmes ci-après :

"Les neiges des baronnies

Nous avons oublié les neiges d'avril sur les baronnies.
Et l'envol des milans au zénith.
S'ensuivent des traîtrises d'abandon dans la campagne en novembre.
terreuse, épaisse, lourde aux pieds.
On marche moins bien. alors on se prend à penser à s'asseoir puis à s'allonger. et attendre un signe, un autobus pour la mer, quelque chose qui n'arrivera pas. On le sait pourtant."

Marc Tison est né en 1956 entre les usines et les terrils, dans le nord de la France. Fondamental. A la lisière poreuse de la Belgique. Conscience politique et d’effacement des frontières.
S’est mis à l’écriture de poésie très tôt comme la juste expression des sensations vivaces.
Habite maintenant dans le Tarn où il continue, heureusement troublé, l’exploration des univers à réinventer.

Engagé tôt dans le monde du travail. Il a pratiqué dans un premier temps de multiples jobs : de chauffeur poids-lourd à rédacteur de pages culturelles, en passant par la régie d’exposition (notamment H. Cartier Bresson) et la position du chanteur de rock. Puis il s’est spécialisé dans la gestion et l’accompagnement de projets culturels et d’artistes.
  

Tél : 00-33- (0)617020050

Raymond Majchrzak est né en 1955 à Escaudain (59), pays minier et industriel, à quelques kilomètres de Denain. Il a fait les beaux arts à Valenciennes. Il peint et travaille des images numériques. Il déroule aussi de longues improvisations musicales plus ou moins électroniques pour lui même à longueur de temps. 

Un site musical consacré à "Seul le bleu reste"

En suivant le lien ci-après, vous ferez connaissance avec un site consacré à "Seul le bleu reste", de Samaël Steiner et Judith Bordas, publié à nos éditions.

Comme précisé, "quelques musiciennes et musiciens y construisent ici un écho, en partant des textes du recueil."

Y a donc plus qu'à les écouter. Pour y aller ici, c'est ici.